Archives, liens et évolution éditoriale

De la curation à la création : une transition vers un contenu plus durable

Réflexion sur nos archives et l’évolution de notre engagement numérique

Entre 2011 et 2013, AlmaQc a exploré une approche éditoriale qui consistait à partager des extraits d’articles provenant de diverses sources médiatiques, souvent accompagnés de nos propres réflexions. À travers cette pratique, nous avons voulu créer un espace de dialogue, de relais d’idées, et de mise en valeur de contenus pertinents pour notre communauté.

Parfois, nous ajoutions notre point de vue. D’autres fois, nous laissions simplement l’extrait parler de lui-même, avec un lien vers la source originale. C’était une manière de participer à la blogosphère, de tisser des ponts entre Alma et le reste du Québec, et de contribuer à la diffusion des contenus.

Mais comme tout espace numérique, le web évolue. Au fil du temps, nous avons constaté que plusieurs de ces liens devenaient inactifs. Les pages disparaissaient, les sites changeaient de structure, et ce qui était autrefois une ressource utile devenait une impasse. En matière de référencement (SEO), cela posait un problème : les liens brisés nuisent à la qualité perçue d’un site et à son classement dans les moteurs de recherche.

C’est pourquoi, en 2025, nous avons pris la décision de mettre fin à cette pratique. Non pas par manque d’intérêt, mais par souci de pérennité, de clarté et de pertinence. Depuis, nous avons recentré notre contenu sur des publications originales, des récits locaux, des portraits, et des réflexions qui vivent bien au-delà d’un lien externe.

Ce choix nous permet aujourd’hui de bâtir un site plus solide, plus durable, et plus enraciné dans ce qui fait la richesse d’Alma : sa communauté, ses voix, et son regard sur le monde.

Une évolution numérique qui nous a guidés

Cette décision n’a pas été prise à la légère, mais découle d’une analyse approfondie de notre démarche éditoriale. Elle s’inscrit dans une transformation plus large : celle du web lui-même, qui a évolué au fil des décennies, tout comme notre manière de l’habiter.

Web 1.0 : Le web statique

Dans les années 1990, le web était essentiellement unidirectionnel. Les sites étaient statiques, les pages codées à la main, et les utilisateurs n’étaient que des lecteurs. C’était l’époque des annuaires, des pages d’information figées, et des liens simples.

Notre pratique de relayer des extraits et des liens s’inscrivait dans cette logique de diffusion. Elle reflétait un web de vitrines, de contenus figés, et de lecteurs spectateurs.

Web 2.0 : Le web social et participatif

À partir de 2004, le web devient interactif. Les utilisateurs peuvent commenter, publier, partager. L’essor des blogs, des médias sociaux et des outils collaboratifs transforme profondément le paysage numérique.

C’est dans ce contexte que nous avons commencé à ajouter nos réflexions aux extraits partagés, participant à une conversation plus large. Mais cette époque a aussi vu l’émergence de la centralisation : les géants du numérique contrôlent les plateformes, les données et les algorithmes.

Web 3.0 : Le web intelligent et décentralisé

Aujourd’hui, nous entrons dans l’ère du Web 3.0, marqué par l’intelligence artificielle, la blockchain et la personnalisation des contenus. Les utilisateurs reprennent le contrôle de leurs données, les plateformes deviennent plus intelligentes, et l’information circule de manière plus fluide et sécurisée.

Pour AlmaQc, cela signifie créer du contenu original, durable et enraciné localement, capable de vivre indépendamment des plateformes externes.

Et demain : vers le Web 4.0 ?

Le futur du web pourrait être immersif et prédictif. On parle déjà de Web 4.0, où les assistants intelligents anticipent nos besoins, où les mondes virtuels s’intègrent au quotidien, et où l’expérience utilisateur devient totalement fluide.


Dans ce contexte, les sites comme AlmaQc ont un rôle à jouer : offrir un ancrage humain, local et authentique dans un univers numérique en constante expansion.

Et maintenant…

Chez AlmaQc, nous croyons que l’avènement de l’intelligence artificielle rendra encore plus difficile pour les voix locales de se faire entendre. Dans un monde où les algorithmes privilégient souvent les grandes plateformes et les contenus uniformisés, il devient vital pour celles et ceux qui veulent exister en ligne de bâtir leur propre empreinte numérique.

Nous croyons qu’il est essentiel de soutenir non seulement nos propres efforts, mais aussi ceux de toutes les initiatives qui donnent une voix à celles et ceux qui en ont besoin : les communautés locales, les citoyens, les créateurs et les acteurs enracinés dans leur territoire.

Parce que plus le web devient vaste et automatisé, plus il nous faut préserver ce qui est humain, singulier et authentique.

Saguenay veut une mobilisation contre Greenpeace

Témoignage : Mobilisation régionale face aux pressions environnementales (2015)

En mars 2015, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a lancé un appel à la mobilisation contre Greenpeace, qu’il accusait de nuire à l’économie régionale en ciblant les clients de Produits forestiers Résolu (PFR). Cette entreprise avait perdu sa certification FSC, ce qui menaçait plusieurs emplois dans le secteur forestier au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Dans une vidéo publiée sur le site de la ville, le maire appelait les syndicats, travailleurs et citoyens à se mobiliser pour défendre les projets industriels locaux, notamment :

  • Le terminal de gaz naturel liquéfié à Grande-Anse
  • La mine d’apatite au Lac à Paul
  • Le projet minier BlackRock

Ce moment a marqué un tournant dans le débat régional sur le développement économique et la pression des groupes environnementaux. Il a aussi révélé les tensions entre les impératifs de croissance et les exigences de durabilité.gion. Il dénonçait ce qu’il percevait comme une forme d’intimidation environnementale, affirmant que Greenpeace imposait ses propres règles au détriment du développement local.

🔗 Source contextuelle

Ce témoignage est basé sur des reportages publiés en mars 2015, notamment par Radio-Canada, Le Journal de Québec, TVA Nouvelles, et d'autres sources régionales.

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