Ce que les archives nous disent… et ce qu’elles taisent
Témoignage : Ils ont obtenu une licence et non une dispense — un acte de mariage, une nuance juridique, une mémoire locale (février 1905)
Le 15 février 1905, dans les registres de l’Église française Évangélique Baptiste de Roxton Pond, est consigné le mariage de Euclide Léonard Cloutier et Laura Mabel Cloutier, tous deux originaires de la paroisse de Ste Prudentienne, comté de Shefford. Ce document, conservé et analysé par le blog Le chercheur nomade, révèle une subtilité juridique souvent méconnue : la licence de mariage émise par le Lieutenant-gouverneur n’est pas une dispense ecclésiastique, bien qu’elle évite la publication des bans.
🕯️ Une archive révélatrice
- Le texte original mentionne une dispense, mais il s’agit en réalité d’une licence civile, propre au cadre légal québécois de l’époque
- Cette confusion souligne les différences entre les pratiques protestantes et catholiques, notamment en matière de formalités matrimoniales
🧬 Une mémoire familiale
- Les témoins du mariage incluent Freddy Cloutier et Alma Patenaude, figures probablement liées aux familles locales
- Le document devient une source précieuse pour les généalogistes, éclairant les liens familiaux, les lieux de résidence et les usages linguistiques (mention marginale en anglais)
Ce témoignage illustre comment un simple acte de mariage peut ouvrir une fenêtre sur les pratiques sociales, juridiques et linguistiques d’un Québec rural du début du XXe siècle. Il rappelle que la mémoire collective se cache parfois dans les marges d’un registre oublié
http://chercheurnomade.blogspot.com/2013/02/ils-ont-obtenu-une-licence-et-non-une.html
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