Son las 2:27, pero aún es viernes para mi

Témoignage : Son las 2:27, pero aún es viernes para mí – entre Cuba, Québec et les fantômes de l’amitié (mars 2012)

Cuba, Québec, et les fantômes de l’amitié

Publié le 24 mars 2012 sur le blogue d’Abraham López Guerrero, ce récit intime et fragmenté nous plonge dans les méandres de la mémoire, du désir et de la perte. À travers une narration nocturne et désorientée, l’auteur évoque son voyage vers Cayo Largo, Cuba, à la rencontre d’Emiliano, un ami brisé par l’abandon de Luz. Ce texte, à la fois confession, chronique de voyage et lettre posthume, explore les zones floues de l’amitié masculine, les désastres affectifs, et les résonances du passé dans le présent.

Quand l’amitié devient naufrage et la mémoire refuge

✈️ Un voyage entre fuseaux et fissures

  • Le récit débute à Québec, dans un appel tardif qui ignore les décalages horaires et précipite le narrateur vers les Cayos cubains
  • L’auteur traverse La Havane, Isla de la Juventud, et Cayo Largo, dans une quête à la fois géographique et émotionnelle

🧑‍🤝‍🧑 Une amitié en clair-obscur

  • Emiliano, l’aventurier magnétique, est décrit comme un homme capable de dompter le monde, mais vaincu par l’amour
  • Le narrateur oscille entre rancune et tendresse, reconnaissant en Emiliano l’un des rares amis véritables de sa vie

🌫️ Une prose de brouillard et de lucidité

  • Le style est lyrique, cru, et introspectif, mêlant colère, humour noir et poésie amère
  • Le texte se clôt sur une réconciliation silencieuse avec Luz, et une absence persistante d’Emiliano, devenu figure spectrale

Ce témoignage illustre une écriture du seuil, entre vie et fiction, présence et disparition, où le vendredi ne finit jamais, et où chaque souvenir devient une île à revisiter.

Son las 2:27, pero aún es viernes para mi

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“They’re Just Images, Only Images.”

Témoignage : Kafka et Prague – des images mentales plutôt que des récits (février 2012)

Des images mentales, pas des récits

Publié en février 2012 sur Krutaja Babulka, ce billet présente le livre Franz Kafka and Prague (2005, Slovart Publishing), conçu par Karol Kallay avec une préface d’Eduard Goldstucker. À travers une sélection de citations et photographies, l’ouvrage explore la relation complexe entre Kafka et sa ville, tout en révélant la philosophie littéraire du maître de l’absurde.

🧠 Une esthétique de l’image mentale

  • Kafka confie à Gustav Janouch : « Je n’ai pas représenté des gens. Je n’ai pas raconté d’histoires. Ce ne sont que des images, seulement des images. »
  • Cette déclaration éclaire une écriture fondée sur la suggestion, le détour, et la fragmentation du réel

🏙️ Une ville comme miroir intérieur

  • Prague n’est pas seulement un décor, mais une résonance psychique, un labyrinthe existentiel
  • Le livre mêle photographies évocatrices et extraits de textes, créant une cartographie poétique de l’âme kafkaïenne

Ce témoignage illustre une approche littéraire radicale, où le récit cède la place à l’image mentale, et où Kafka devient le cartographe d’un monde intérieur en tension avec la réalité extérieure.

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