Alma : Rio Tinto Alcan a eu recours à des briseurs de grève

Témoignage : Rio Tinto Alcan a eu recours à des briseurs de grève – violation du Code du travail confirmée à Alma (avril 2012)

Le ministère du Travail confirme une infraction à l’article 109.1

Publié le 7 avril 2012 par Radio-Canada et relayé par le Huffington Post Québec, ce billet revient sur un rapport d’enquête du ministère du Travail du Québec confirmant que Rio Tinto Alcan a utilisé des briseurs de grève à son aluminerie d’Alma. Cette pratique, interdite par l’article 109.1 du Code du travail, ravive les tensions dans un conflit déjà marqué par trois mois de lock-out et une rupture des négociations.

🚨 Une infraction documentée

  • L’enquêteur Robert Rhéaume confirme que l’entreprise a eu recours à un sous-traitant pour le transport du courrier et à une salariée pour remplacer un travailleur en lock-out
  • Ces actes constituent une violation formelle du Code du travail, qui interdit le recours à des « scabs » pendant un conflit de travail

✊ Une réaction syndicale indignée

  • Dominic Lemieux, représentant des Métallos, déclare que les 780 travailleurs ne sont pas surpris, mais profondément frustrés
  • Le syndicat affirme que Rio Tinto continue d’utiliser des briseurs, malgré les enquêtes, et refuse de reprendre les négociations

🧠 Une défense patronale contestée

  • Claudine Gagnon, porte-parole de Rio Tinto, soutient que l’entreprise respecte les lois et collabore avec les enquêteurs
  • Une audience est prévue le 4 mai devant la Commission des relations de travail, où les deux parties feront valoir leurs positions

Ce témoignage illustre une escalade juridique et morale dans le conflit d’Alma, où la violation du droit du travail devient un point de rupture, et où la mobilisation ouvrière se renforce face à l’arrogance patronale.

https://quebec.huffingtonpost.ca/2012/04/07/rio-tinto-briseurs-greve_n_1410190.html

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Injonctions et grève étudiante : est-ce le début de la fin?

Témoignage : Injonctions et grève étudiante : est-ce le début de la fin? – entre droit, dissidence et fatigue démocratique (avril 2012)

Le droit de grève étudiant en péril

Publié le 5 avril 2012 sur La marge de gauche, ce billet interroge la portée des injonctions judiciaires dans le cadre de la grève étudiante du printemps érable. L’auteur, dans une démarche prudente et réfléchie, se demande si ces recours légaux pourraient marquer la fin d’un cycle de mobilisation étudiante au Québec, voire enterrer le droit de grève dans les campus.

🧠 Une réflexion juridique et politique

  • Le texte souligne que les injonctions contre les associations étudiantes posent un problème démocratique majeur, en criminalisant la dissidence collective
  • L’auteur s’interroge : peut-on encore faire grève sans risquer la judiciarisation immédiate du conflit?

🔥 Une fatigue militante palpable

  • Le billet évoque une lassitude croissante face à la répression institutionnelle, et une crainte que les étudiants n’osent plus se mobiliser à l’avenir
  • Il appelle à réfléchir aux conséquences à long terme de ces injonctions sur la culture politique étudiante

📣 Une invitation à ne pas céder

  • Malgré les doutes, l’auteur ne conclut pas à la fin du mouvement, mais à la nécessité de repenser les formes de lutte
  • Il suggère que la créativité, la solidarité et la mémoire collective seront les clés pour résister à l’effacement du droit de grève

Ce témoignage illustre une prise de conscience lucide, où le droit devient un champ de bataille, et où la mobilisation étudiante se heurte à des murs juridiques qui menacent son avenir.

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