La cicatrice **½

Une vengeance intime au cœur des cicatrices invisibles

Témoignage : La cicatrice – un premier long métrage entre douleur intime et esthétisme assumé (avril 2013)

Sorti en salles au Québec le 12 avril 2013, La cicatrice est le premier long métrage de Jimmy Larouche, produit par Alma Films. Porté par Marc Béland et Patrick Goyette, le film explore les séquelles psychologiques de l’intimidation, à travers une histoire de kidnapping, hallucinations et mémoire traumatique.

🧠 Une narration fragmentée

  • Le récit s’articule autour de sauts temporels, visions fantomatiques et cauchemars, dans une ambiance à la fois réaliste et onirique
  • L’intrigue évoque des œuvres comme Les sept jours du talion de Podz, mais s’en distingue par une approche plus introspective et stylisée

🎥 Une esthétique marquée

  • La photographie soignée, la musique évanescente de Jorane, et une caméra flottante créent une atmosphère singulière
  • Le film est jugé maniéré et boursouflé, parfois au détriment de la clarté narrative, mais témoigne d’un réel potentiel cinématographique

💬 Une critique nuancée

« Manquant un peu de tonus malgré ses flashs ingénieux, La cicatrice ne laisse pourtant aucun doute sur le talent de Jimmy Larouche. » – Martin Gignac

Ce témoignage illustre un premier essai audacieux, où la forme prend parfois le pas sur le fond, mais où le désir de cinéma est palpable. La cicatrice est une œuvre imparfaite, mais prometteuse, qui interroge les mécanismes de la mémoire et de la violence générationnelle.

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Incondicionais Amores & (A)gêneros: Laurence Anyways+Xavier Dolan

Témoignage : …Incondicionais Amores+(A)gêneros…: Laurence Anyways + Xavier Dolan – Un film qui traverse les genres, les corps et les amours

Un film épique sur l’amour et la métamorphose

Une réflexion cinématographique sur l’identité, l’amour et les paradigmes en mutation. Publié le 3 décembre 2012, ce billet est une version réduite d’un texte destiné au journal du groupe de cinéma Cinema Paradiso. L’auteur y explore Laurence Anyways, troisième long-métrage du réalisateur québécois Xavier Dolan, à travers les prismes de l’amour inconditionnel, de l’identité de genre, et de ce qu’il nomme les Agêneros.

🎬 Un film épique et baroque

Dolan, alors âgé de 23 ans, signe ici une œuvre visuellement foisonnante, qualifiée de “hyper-florid style” par Steve Gravestock. Le film suit Laurence, un homme qui se sent femme, et Fred, sa compagne, dans une relation bouleversée par la révélation de cette identité. Le récit s’étend sur une décennie, de 1989 à 1999, et interroge les normes sociales, les catégories de genre, et les limites de l’amour.

💔 Amours dilacérants et identités mouvantes

Le texte souligne la complexité du personnage de Laurence, qui ne se définit ni comme homosexuel, ni comme transgenre, ni comme crossdresser. Il est simplement un homme qui veut être femme, tout en restant amoureux de Fred. Cette zone grise devient le cœur du film, et l’auteur propose le terme Agêneros pour désigner ces identités qui échappent aux classifications binaires.

🌀 Une narration en spirale

Le film se construit comme une fresque temporelle, avec des allers-retours, des ruptures, des retrouvailles, et une scène finale qui boucle le récit dans une spirale émotionnelle. Dolan y tisse une colcha de tecidos faite de références culturelles, de poésie visuelle, et de dialogues poignants.

📝 Une critique sensible et personnelle

L’auteur mêle analyse cinématographique, réflexion philosophique, et expérience intime, concluant avec un poème original sur les amours qui marquent à jamais. Il regrette que le film n’ait été projeté que deux semaines en salle, mais se réjouit de pouvoir le revoir grâce au DVD.

https://caracolleiturasdesleiturasreleituras.blogspot.com/2012/12/incondicionais-amoresageneros-laurence.html

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