FECQ : Y’en a marre !

Témoignage : FECQ : Y’en a marre ! – Lettre ouverte contre l’autoritarisme et pour le pouvoir étudiant

Désaffiliation et ras-le-bol étudiant

Un cri de ras-le-bol face aux dérives de la représentation étudiante. Publié le 10 décembre 2012, ce texte signé Alan Gilbert est une lettre ouverte transmise par courriel et relayée par le Collectif Emma Goldman. Il dénonce les pratiques internes de la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec) à l’approche du Sommet sur l’Éducation organisé par le Parti québécois, qualifié ici de « sommet-bidon ».

🧭 Désaffiliations et contestation

Le texte se réjouit de voir les associations étudiantes d’Alma et de Saint-Félicien se désaffilier de la FECQ, dans un mouvement plus large à l’échelle provinciale. Il critique une gestion jugée autoritaire, marquée par des menaces, un contrôle de l’information, et une division du mouvement étudiant en bons et mauvais militants.

📣 Une fédération gangrénée ?

La lettre fait écho à une autre publication intitulée Une fédération gangrénée, signée par des membres et ex-membres d’associations locales. Elle accuse la FECQ de proximité politique avec le PQ, de stratégies figées, et de compromissions qui affaiblissent la lutte pour l’accessibilité aux études.

🗳️ Redonner le pouvoir aux assemblées

Se désaffilier, selon l’auteur, n’est pas un acte de division mais un retour à la démocratie étudiante. C’est une manière de refuser les compromis politiques, de reprendre le contrôle local, et de revendiquer une représentation authentique.

Lisez l'article ici

200 personnes à la manifestation familiale de la CLASSE à Alma et abus de la police

Témoignage : Manif familiale à Alma – 200 personnes dans la rue, un droit fondamental en tension (mars 2012)

Le droit de manifester mis à l’épreuve

Publié le 19 mars 2012 par le Collectif Emma Goldman, ce photo-reportage documente la manifestation familiale organisée à Alma par la CLASSE, dans le cadre de la grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité. En ce 141e anniversaire de la Commune de Paris, près de 200 personnes, parents, enfants, enseignants et étudiants ont défilé pacifiquement, malgré des interventions policières jugées abusives.

🧑‍🏫 Une mobilisation intergénérationnelle

  • Parents avec poussettes, enseignants et étudiants ont marché ensemble pour défendre l’accessibilité à l’éducation
  • La manifestation a pris un pas de reculons symbolique, pour signifier la volonté de faire reculer le gouvernement

🚨 Des tensions avec les forces de l’ordre

  • Des policiers ont menacé d’interrompre la manifestation, bien qu’elle soit pacifique et familiale
  • Des témoignages font état de peur chez les enfants, de filtrage vidéo aux intersections, et de menaces injustifiées envers un étudiant masqué

📜 Le droit de manifester réaffirmé

  • Le reportage cite un extrait du Comité de mobilisation de la faculté de droit de l’UQAM, rappelant que le droit de manifester est garanti par la Constitution canadienne
  • L’itinéraire d’une manifestation n’a pas à être communiqué, et aucun permis n’est requis pour exercer ce droit fondamental

Ce témoignage illustre une mobilisation citoyenne ancrée dans le territoire, où le droit de manifester devient lui-même objet de lutte, et où la rue se transforme en espace de résistance démocratique.

https://ucl-saguenay.blogspot.com/2012/03/photo-reportage-200-personnes-la.html

Lisez l'article ici

Manifestation familiale dimanche à Alma : l’éducation, c’est l’affaire de tous et toutes !

Témoignage : L’éducation, c’est l’affaire de tous et toutes – Alma dans le tempo du printemps étudiant (mars 2012)

L’éducation comme bien commun, défendue en famille

Publié le 15 mars 2012 sur le blogue du Collectif Emma Goldman, ce billet annonce une manifestation familiale régionale à Alma, organisée par les associations étudiantes du collège d’Alma (AÉCA) et du cégep de Saint-Félicien (AECSF). En réponse à l’appel de la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE), cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la grève générale illimitée contre la hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement Charest.

🧑‍🎓 Une mobilisation étudiante élargie

  • Plus de 180 000 étudiants sont déjà en grève, rejoints bientôt par 31 000 autres, dont ceux du cégep d’Alma à partir du 19 mars
  • La hausse prévue de 1625 $ par année représente une augmentation de 75 %, jugée injuste et excluante

👨‍👩‍👧‍👦 Une manifestation familiale, inclusive et régionale

  • Le 18 mars à 13h, la population est invitée à se rassembler au cégep d’Alma pour affirmer que l’éducation concerne toute la société
  • Les organisateurs insistent sur le caractère intergénérationnel de la lutte, et sur les conséquences sociales de la hausse

🗣️ Une parole étudiante forte

  • Guillaume Néron (AECSF) et Émile Duchesne (AÉCA) dénoncent une atteinte au droit à l’éducation, et appellent à montrer au gouvernement le rejet massif de cette mesure

Ce témoignage illustre une mobilisation citoyenne enracinée dans le territoire, où la jeunesse prend la parole, et où la communauté se rassemble pour défendre l’accès à l’éducation comme bien commun.

https://ucl-saguenay.blogspot.com/2012/03/manifestation-familiale-dimanche-alma.html

Lisez l'article ici

Lock-out à la Rio Tinto-Alcan d’Alma : Un conflit évitable?

Témoignage : Un conflit évitable? – la parole d’un travailleur face à la stratégie de Rio Tinto (janvier 2012)

Publié le 19 janvier 2012 par le Collectif Emma Goldman, ce texte signé Francis Ouellet, travailleur chez Rio Tinto-Alcan à Alma depuis 25 ans, offre une lecture directe et lucide des conditions qui ont mené au lock-out du 30 décembre 2011. Ce n’est pas un accident industriel. C’est une manœuvre calculée, une stratégie patronale, et une attaque frontale contre les valeurs syndicales.

⚙️ Un lock-out planifié

  • RTA a préparé le terrain depuis plus d’un an, annonçant sur le plancher l’arrivée des sous-traitants et le remplacement des retraités
  • Le lock-out n’est pas lié à une baisse de production ou à un conflit réel : c’est une opportunité d’affaires, un moyen de pression pour faire plier les syndicats

🧱 Une résistance organisée

  • Francis Ouellet a modifié sa vie personnelle pour se préparer au conflit : vente de sa maison, remboursement de ses dettes, retour au travail de sa conjointe
  • Il affirme que seule une mobilisation locale et internationale, fondée sur l’action directe et la solidarité, peut renverser le rapport de force

🧭 Une lutte pour l’avenir

  • Le lock-out d’Alma est un test grandeur nature pour les futures négociations dans toutes les usines de RTA au Québec
  • Il appelle à rallier la population, à défendre les conditions de travail, et à refuser la logique de précarisation imposée par la mondialisation

Ce témoignage illustre une voix ouvrière forte et déterminée, où la lucidité stratégique rencontre la dignité collective, et où la lutte locale devient le symbole d’une résistance globale.

https://ucl-saguenay.blogspot.com/2012/01/lock-out-la-rio-tinto-alcan-dalma-un.html

Lisez l'article ici

LAB Chrysotile : Un nouveau vol organisé avec la complicité du gouvernement

Quand l’État protège les créanciers, pas les retraités

Une faillite bien orchestrée, une retraite sacrifiée

Témoignage : LAB Chrysotile – Un nouveau vol organisé avec la complicité du gouvernement – faillite sociale et colère ouvrière (janvier 2012)

Publié le 6 janvier 2012 par le Collectif Emma Goldman, ce billet dénonce une restructuration brutale de l’entreprise LAB Chrysotile à Thetford Mines, l’une des dernières mines d’amiante au Canada. Derrière les apparences d’un plan de relance, l’auteur voit une opération de prédation, où les fonds de retraite de 650 travailleurs et retraités sont menacés, avec la complicité silencieuse du gouvernement québécois.

🧨 Une faillite programmée

  • L’entreprise se place sous la protection de la loi sur la faillite, tout en préparant une relance financée par l’État
  • Le régime de retraite est exclu du plan, laissant les travailleurs sans garantie ni recours

🧱 Une répétition du scénario AbitibiBowater

  • Le billet compare cette restructuration à celle d’AbitibiBowater, où les dettes envers les salariés et PME locales ont été effacées
  • Il dénonce le rôle des élites locales, qui étouffent la colère ouvrière au nom de la paix sociale

🧭 Une critique du pouvoir régional

  • Les élus comme Claude Patry et Alexandre Cloutier sont accusés de double discours, affichant un soutien aux syndiqués tout en appelant à une fin rapide du lock-out
  • Le texte fustige les dépenses publiques inutiles, les études bidon, et le statu quo bourgeois

✊ Un appel à l’action directe

  • Le billet se conclut par une invitation à l’autogestion, à la démocratie directe, et à la défense collective des vies ouvrières
  • Il affirme que le véritable changement ne viendra pas d’en haut, mais de la mobilisation populaire

Ce témoignage illustre une colère structurée, où la faillite d’une entreprise devient le symbole d’un système complice, et où la résistance ouvrière est réaffirmée comme seule voie vers la justice sociale

https://ucl-saguenay.blogspot.com/2012/01/lab-chrysotile-un-nouveau-vol-organise.html

Lisez l'article ici

Alma : La position de collaboration de classe du député Claude Patry sur le lock-out des 780 employé-e-s de Rio Tinto-Alcan

Quand la parole politique oublie ses racines ouvrières

De la solidarité syndicale à la neutralité parlementaire

Témoignage : Alma - La position de collaboration de classe du député Claude Patry - rupture entre parole politique et lutte ouvrière (janvier 2012)

Publié le 3 janvier 2012 par le Collectif Emma Goldman, ce billet republie une lettre ouverte d’Émile Duchesne, dénonçant la prise de position du député NPD Claude Patry dans le cadre du lock-out de 780 employé·e·s de Rio Tinto Alcan à Alma. L’auteur accuse Patry, ancien syndicaliste, de trahir les intérêts ouvriers en appelant à la modération plutôt qu’à la solidarité.

⚠️ Une parole jugée déconnectée

  • Claude Patry appelle les deux parties à “mettre de l’eau dans leur vin”, ce qui est perçu comme une prise de position favorable à l’employeur
  • Le billet rappelle que les acquis ouvriers au Québec sont issus de luttes souvent illégales, et non de compromis politiques

🔥 Une critique de la classe politique

  • Duchesne accuse Patry de renier ses origines syndicales, et de s’aligner sur les intérêts économiques plutôt que sur les travailleurs
  • Il évoque les impacts environnementaux et sanitaires de RTA, ainsi que les avantages fiscaux dont l’entreprise bénéficie

🧠 Une réflexion sur les syndicats et la lutte des classes

  • Les commentaires prolongent la critique en questionnant la conscience de classe au sein des syndicats
  • Ils appellent à décloisonner les luttes ouvrières, à dépasser les structures syndicales traditionnelles, et à recentrer la mobilisation sur la solidarité de classe

Ce témoignage illustre une fracture idéologique, où la parole politique est confrontée à la radicalité de la base, et où la lutte ouvrière est réaffirmée comme moteur de transformation sociale.

Lisez l'article ici