Quand la parole politique oublie ses racines ouvrières
De la solidarité syndicale à la neutralité parlementaire
Témoignage : Alma - La position de collaboration de classe du député Claude Patry - rupture entre parole politique et lutte ouvrière (janvier 2012)
Publié le 3 janvier 2012 par le Collectif Emma Goldman, ce billet republie une lettre ouverte d’Émile Duchesne, dénonçant la prise de position du député NPD Claude Patry dans le cadre du lock-out de 780 employé·e·s de Rio Tinto Alcan à Alma. L’auteur accuse Patry, ancien syndicaliste, de trahir les intérêts ouvriers en appelant à la modération plutôt qu’à la solidarité.
⚠️ Une parole jugée déconnectée
- Claude Patry appelle les deux parties à “mettre de l’eau dans leur vin”, ce qui est perçu comme une prise de position favorable à l’employeur
- Le billet rappelle que les acquis ouvriers au Québec sont issus de luttes souvent illégales, et non de compromis politiques
🔥 Une critique de la classe politique
- Duchesne accuse Patry de renier ses origines syndicales, et de s’aligner sur les intérêts économiques plutôt que sur les travailleurs
- Il évoque les impacts environnementaux et sanitaires de RTA, ainsi que les avantages fiscaux dont l’entreprise bénéficie
🧠 Une réflexion sur les syndicats et la lutte des classes
- Les commentaires prolongent la critique en questionnant la conscience de classe au sein des syndicats
- Ils appellent à décloisonner les luttes ouvrières, à dépasser les structures syndicales traditionnelles, et à recentrer la mobilisation sur la solidarité de classe
Ce témoignage illustre une fracture idéologique, où la parole politique est confrontée à la radicalité de la base, et où la lutte ouvrière est réaffirmée comme moteur de transformation sociale.
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