« IRE A RENOVAR VÍNCULOS » LE CLEZIO, UN PREMIO NOBEL QUE PASÓ POR URABÁ

Un témoignage rare sur l’impact des cultures invisibles

Témoignage : « IRE A RENOVAR VÍNCULOS » – Le Clézio, un prix Nobel en terre colombienne – entre mémoire, mysticisme et engagement

En mars 2013, à l’occasion de la Foire du Livre de Bogotá, le lauréat du prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio, revient en Colombie après 43 ans d’absence, pour renouer avec les peuples, les paysages et les récits qui ont marqué sa vie et son œuvre. Dans une entrevue écrite en espagnol, il évoque son lien profond avec les cultures indigènes, notamment les emberas et les wounaan, et son amitié avec Gerente Peña, un guérisseur qu’il qualifie de “prince du bois”.

🧭 Une traversée initiatique

  • Le Clézio raconte son voyage à travers le Darién, en compagnie de Peña, entre piraguas, consultations chamaniques et nuits peuplées de chants et de visions
  • Il décrit une expérience spirituelle et physique qui a transformé sa manière de voir, marcher, aimer et rêver

📚 Une œuvre façonnée par l’oralité

  • Inspiré par les mythes et chants traditionnels, il écrit Haï, La fête chantée, et d’autres essais sur les cultures amérindiennes
  • Il évoque un manuscrit non publié, Le pays d’Iwa, né d’une cérémonie avec le hallucinogène datura, révélant une vision cosmique du monde végétal et invisible

🌎 Un engagement écologique et culturel

  • Le Clézio plaide pour une autonomie des peuples autochtones, la protection de la biodiversité, et l’enseignement plurilingue
  • Il rappelle son soutien à des causes écologiques en Mexique, Colombie et Canada, notamment contre la construction de barrages et pour la préservation des lagunes et forêts

Ce témoignage illustre une rencontre rare entre littérature, mémoire et spiritualité, où le voyage devient transformation, et où l’écrivain se fait témoin et passeur de voix oubliées.

Lisez l'article ici