Encore un petit bout, et ça y est!

Une traversée ordinaire, chargée d’humanité

Témoignage : Encore un petit bout, et ça y est! – carnet de route d’un camionneur entre mémoire, fatigue et paysages du nord (février 2013)

En février 2013, le blogue Train de la nuit publie un récit de voyage poignant, à mi-chemin entre journal de bord, chronique régionale et mémoire ouvrière. De Nairn Centre à Arnprior, en passant par Sudbury, North Bay, Mattawa, Chalk River et Petawawa, le narrateur trace une géographie intime du nord ontarien, ponctuée de repas simples, routes glacées, souvenirs d’usines brûlées et pensées pour les disparus.

🛣️ Une route qui raconte

  • Le texte évoque les stations-service, relais routiers, petits restos ouverts 24h, et les rencontres fugaces qui jalonnent le quotidien des camionneurs
  • Chaque arrêt devient prétexte à réflexion, entre fatigue, solitude et observation du monde qui passe

🧀 Mémoire industrielle et solidarité

  • Le récit revient sur l’incendie de la Fromagerie Saint-Albert, symbole régional et employeur majeur
  • Il fait écho à des souvenirs personnels liés à la Laiterie Lamontagne et à la Fromagerie Boivin, soulignant la solidarité entre producteurs et la résilience des communautés

⚠️ Tragédies silencieuses

  • Le texte se termine sur une note grave : le glissement de terrain à L’Épiphanie, qui a coûté la vie à deux camionneurs
  • Une réflexion sur la précarité du travail, la fragilité des vies ordinaires, et le besoin de reconnaissance

Ce témoignage illustre une écriture du réel, où chaque détour devient mémoire, et où le bitume sert de fil conducteur à une humanité discrète mais vibrante.

https://traindelanuit.blogspot.com/2013/02/encore-un-petit-bout-et-ca-y-est.html

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Les pins de Nicolet

Témoignage : Les pins de Nicolet – Louis Fréchette, mémoire poétique d’un lieu disparu (mars 2012)

Un chant dans les pins, un souvenir dans la terre

Publié le 4 mars 2012 sur Le carnet du flâneur, ce billet retrace le séjour de Louis Fréchette au séminaire de Nicolet entre 1859 et 1860, et explore l’attachement durable du poète à ce lieu formateur. À travers son poème Les pins de Nicolet, dédié à Mademoiselle M.C., Fréchette immortalise une pinède aujourd’hui disparue, emportée par un glissement de terrain en 1955.

📚 Une jeunesse entre discipline et inspiration

  • Fréchette, né à Lévis en 1839, fréquente plusieurs établissements avant de s’établir à Nicolet
  • Il y développe une amitié marquante avec Thomas Caron, futur supérieur du collège
  • Bien qu’il n’ait pas terminé son cours classique, il considère Nicolet comme son alma mater

🎶 Une pinède devenue légende

  • Le poème évoque une forêt majestueuse, lieu de rêverie et de résonance intime
  • Au dix-huitième vers, le narrateur entend Ever of Thee!, chanson populaire américaine de 1858
  • Ce détail révèle une culture musicale partagée, même avant l’ère du phonographe

🕊️ Une mémoire effacée par le temps

  • Le parc des Pins, chanté par Fréchette, a été englouti en 1955, laissant un cratère de 200 mètres de long
  • Le poème devient ainsi archive vivante, témoin d’un paysage disparu mais gravé dans la littérature québécoise

Ce témoignage illustre une mémoire poétique enracinée dans le territoire, où la nature devient confidente, et où la disparition physique d’un lieu renforce sa présence dans l’imaginaire collectif.

https://leflneur.blogspot.com/2012/03/les-pins-de-nicolet.html

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