Premiers flocons et impressions brésiliennes au Québec – Entre émerveillement et exaspération, une chronique hivernale
Un Brésilien sous la neige : Gatineau, novembre 2012
Témoignage : Neve em Gatineau – mémoire migrante et premiers flocons (25 novembre 2012)
Le 25 novembre 2012, le blogue Canada Total publie une entrée intitulée Neve em Gatineau, marquant la première vraie neige de l’hiver 2013 dans la région de Gatineau. Rien de spectaculaire, une couche fine, presque timide, mais assez pour blanchir les rues et inspirer une comparaison gourmande : “parece açúcar de confeiteiro”.
Le post, rédigé en portugais, est à la fois observation météorologique, instantané visuel, et coup de cœur culturel, avec une touche d’humour bien sentie. L’auteur, brésilien installé au Québec, partage ses impressions avec une légèreté qui fait sourire et glisse au passage un extrait savoureux d’un journal fictif sur l’expérience hivernale d’un immigrant.
❄️ Premiers flocons, premières impressions
- Une neige fine mais persistante, visible dès le matin
- Des températures en dents de scie, avec des prévisions de neige toute la semaine
- Une ambiance visuelle douce, capturée en quelques photos matinales
📖 Diário de um Brasileiro no Canadá
L’extrait du journal fictif est un petit bijou de sarcasme climatique. On y suit l’évolution d’un regard émerveillé – “isto sim é que é vida” – vers une exaspération croissante, à mesure que les flocons deviennent des murs de glace, que les cervidés deviennent des cibles de chasse, et que le rêve québécois se transforme en cauchemar de pelle à neige.
C’est drôle, un peu grinçant, et surtout très vrai pour quiconque a déjà vécu un premier hiver québécois avec des yeux trop grands et des gants trop fins.
🌨️ Une mémoire hivernale entre deux mondes
Ce texte n’est pas juste une chronique météo : c’est une capsule culturelle, un regard migratoire sur le choc des saisons, et une manière de dire que l’hiver québécois, aussi rude soit-il, fait partie du rite d’initiation. On y lit l’émerveillement, la fatigue, l’humour comme bouclier, et surtout, le besoin de raconter.
Ce témoignage illustre la mémoire affective du déracinement, où les flocons deviennent des repères culturels, et où l’hiver québécois révèle autant qu’il transforme.
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