Des nouvelles en provenance de St-Félicien

Nouvelle formation en pâtes et papiers au cœur du Saguenay–Lac-Saint-Jean Entre besoins industriels et savoir régional, une initiative collégiale

Témoignage : Des nouvelles en provenance de St-Félicien – mémoire professionnelle et ancrage territorial (23 novembre 2012)

Le 23 novembre 2012, plusieurs sources dont Radio-Canada et Le Quotidien annoncent une première pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean : le Cégep de Saint-Félicien lancera dès janvier 2013 une attestation d’études collégiales (A.E.C.) en production de pâtes et papiers. Cette formation de 1 380 heures, incluant deux stages en entreprise, répond à une demande urgente de main-d’œuvre dans le secteur papetier, notamment chez Produits forestiers Résolu (PFR).

🏭 Une réponse aux besoins industriels

  • Le programme est conçu pour former rapidement des opérateurs qualifiés
  • PFR prévoit plus de 100 départs à la retraite d’ici 2015 dans ses usines de Dolbeau-Mistassini, Alma, Kénogami et Saint-Félicien
  • L’entreprise investit 100 000 $ dans le projet, sur un budget total de 425 000 $

🎓 Un partenariat stratégique

  • Le cégep s’associe à PFR pour aligner la formation sur les réalités du terrain
  • Le programme inclut des modules en chimie, traitement, fabrication, environnement et logiciels spécialisés2
  • Des séances d’information sont prévues dans la région pour attirer les candidats

🌲 Une mémoire technique et territoriale

Cette initiative témoigne d’un ancrage régional fort, où l’éducation collégiale devient un levier de développement économique. Elle illustre aussi la capacité d’adaptation des institutions locales face aux mutations industrielles, et la volonté de préserver un savoir-faire papetier dans une région historiquement liée à la forêt.

Ce témoignage illustre une alliance entre territoire et savoir, où la formation devient un outil de transmission, de relance et de mémoire industrielle.

https://lesbleuetsdulacst-jeanqc.blogspot.com/2012/11/des-nouvelles-en-provenance-de-st.html

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What’s Wrong with this Picture

Témoignage : What’s Wrong with this Picture – aluminium, lock-out et paradoxe énergétique au Saguenay (mars 2012)

Le paradoxe électrique du Saguenay

Publié le 9 mars 2012 sur le blog de Mary Soderstrom, ce billet met en lumière une incohérence troublante dans le conflit opposant Rio Tinto Alcan à ses travailleurs d’Alma. Alors que l’usine est en lock-out depuis près de deux mois, Hydro-Québec continue d’acheter l’électricité produite par les barrages de l’entreprise, même si elle n’est pas utilisée pour fabriquer de l’aluminium.

🏭 Une industrie fondée sur l’énergie

  • L’aluminium dépend avant tout de l’électricité, bien plus que du minerai de bauxite
  • Les fonderies sont donc implantées là où l’électricité est abondante et bon marché, comme dans le Fjord du Saguenay

💸 Un contrat opaque et coûteux

  • En vertu d’accords confidentiels, Hydro-Québec est tenue d’acheter l’électricité excédentaire des barrages de Rio Tinto, même en cas d’arrêt de production
  • En février, Le Devoir estime que la facture s’élève à 15 millions $, et pourrait atteindre 175 millions $ si le lock-out se prolonge

⚖️ Une situation qui interroge

  • Ce mécanisme finance indirectement le lock-out, en assurant à Rio Tinto une source de revenus malgré l’arrêt de ses activités
  • Pour Mary Soderstrom, cette logique est préjudiciable à la collectivité, qui paie pour une énergie inutilisée, tandis que les travailleurs restent exclus

Ce témoignage illustre une critique lucide des politiques énergétiques et industrielles, où les intérêts privés peuvent entrer en contradiction avec le bien commun, et où la transparence des ententes devient une exigence démocratique.

https://marysoderstrom.blogspot.com/2012/03/whats-wrong-with-this-picture-rio-tinto.html

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Et si Rio Tinto Alcan désertait Alma

Témoignage : Et si Rio Tinto Alcan désertait Alma – scénario d’effondrement et appel à la lucidité (janvier 2012)

Publié le 4 janvier 2012 sur Investir sur le globe, ce billet explore un scénario hypothétique mais inquiétant : celui d’un retrait de Rio Tinto Alcan de la ville d’Alma, au cœur du Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’auteur met en garde contre les risques économiques et sociaux d’un tel départ, tout en critiquant les revendications syndicales jugées excessives.

⚠️ Une dépendance municipale

  • L’usine emploie près de 1 000 personnes, soit une famille sur quatre touchée directement ou indirectement
  • Sa fermeture entraînerait une chute massive de la population, la fermeture de commerces, et une dévalorisation immobilière estimée à plus de 70%

💰 Une critique des revendications

  • L’auteur compare les salaires des syndiqués (environ 80 000 $ par an) à ceux de travailleurs dans d’autres pays, soulignant un manque de compétitivité
  • Il appelle à une prise de conscience syndicale, évoquant le risque de démantèlement ou de vente de l’usine

🌍 Une mise en contexte internationale

  • Dans les milieux financiers, l’expression “Avoid Quebec” circulerait, en raison des impôts élevés et de la force syndicale
  • Le billet suggère que cette réputation pourrait nuire au Plan Nord et à l’attractivité du Québec pour les investisseurs

Ce témoignage illustre une vision alarmiste mais structurée, où la fragilité économique locale est mise en tension avec les dynamiques globales du capitalisme industriel. Il appelle à une lucidité collective, face à un avenir incertain.

Et si Rio Tinto Alcan désertait Alma

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