Le temps de la contestation.

Printemps érable et luttes sociales au Saguenay–Lac-Saint-Jean Entre fabulation médiatique et revendications populaires

Une voix régionale dans une crise mondiale

Témoignage : Le temps de la contestation – mémoire citoyenne et voix engagée (19 novembre 2012)

Le 19 novembre 2012, le blogue Journal Blandine publie une entrée intitulée Le temps de la contestation, signée par Marcel Lapointe, citoyen de Jonquière. Ce texte prend la forme d’un contre-argument à une chronique de Bertrand Tremblay parue dans Le Quotidien, qui prédisait des effets néfastes du droit de grève étudiant sur l’avenir universitaire à l’UQAC.

Lapointe défend avec vigueur le printemps érable de 2012, le gel des frais de scolarité, et la gratuité scolaire comme levier de développement social. Il replace la contestation étudiante dans un contexte mondial de crise économique, évoquant les mouvements d’indignés en Europe et les politiques d’austérité imposées au Canada.

🗣️ Une voix citoyenne contre les discours alarmistes

  • Le texte dénonce la fabulation médiatique autour des effets de la grève étudiante
  • Il défend le droit de grève comme outil légitime de justice sociale
  • Il souligne le rôle des étudiants québécois dans une mobilisation internationale contre les dérives du capitalisme

🏭 Parallèle avec les luttes ouvrières

Lapointe évoque aussi la grève de six mois des travailleurs de Rio Tinto Alcan à Alma, pour souligner que les catastrophes économiques annoncées ne se sont pas matérialisées. Il critique les reculs imposés par les entreprises, et défend une vision où résistance et solidarité sont des moteurs de progrès.

📚 Une mémoire engagée

Ce texte est à la fois éditorial, témoignage, et appel à la vigilance. Il illustre une époque où les luttes étudiantes et ouvrières se croisent, où la gratuité scolaire devient un horizon politique, et où la mémoire régionale s’inscrit dans une dynamique globale de contestation.

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Le ministre délégué Alexandre Cloutier annonce le démarrage du projet Routes d’eau et de glace

Un projet territorial entre mémoire, tourisme et développement nordique Entre patrimoine fluvial et vision souverainiste, une initiative enracinée

Le fleuve comme route, la glace comme mémoire

Témoignage : Routes d’eau et de glace – mémoire régionale et stratégie identitaire (19 novembre 2012)

Le 19 novembre 2012, à Alma, le ministre délégué Alexandre Cloutier annonce officiellement le démarrage du projet Routes d’eau et de glace, une initiative soutenue par le ministère de la Politique industrielle et de la Banque de développement économique du Québec. Ce projet vise à valoriser les voies navigables et les routes hivernales du Nord-du-Québec et de la Côte-Nord, en les intégrant dans une stratégie de développement touristique, culturel et identitaire.

🧭 Objectifs du projet

  • Créer un circuit touristique fondé sur les routes fluviales et glacées historiques
  • Stimuler l’économie régionale par le biais d’infrastructures et d’activités saisonnières
  • Renforcer l’identité territoriale du Québec nordique, en lien avec la gouvernance souverainiste

🌊 Une mémoire en mouvement

Le projet s’appuie sur une lecture historique du territoire, où les cours d’eau et les routes de glace ont longtemps servi de liens vitaux entre les communautés. Il cherche à réactualiser ces trajets ancestraux en les transformant en vecteurs de découverte, de rencontre interculturelle, et de valorisation patrimoniale.

🏞️ Une vision politique et culturelle

L’annonce s’inscrit dans une dynamique plus large de revalorisation des régions éloignées, portée par une volonté de décentralisation et de reconnaissance des savoirs locaux. Elle reflète aussi une ambition souverainiste, où le territoire devient un espace de narration collective et de projection politique.

Ce témoignage illustre une volonté de relier les mémoires du territoire aux aspirations contemporaines, où les routes d’eau et de glace deviennent les artères symboliques d’un Québec en mouvement.

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