Témoignage : Les pins de Nicolet – Louis Fréchette, mémoire poétique d’un lieu disparu (mars 2012)
Un chant dans les pins, un souvenir dans la terre
Publié le 4 mars 2012 sur Le carnet du flâneur, ce billet retrace le séjour de Louis Fréchette au séminaire de Nicolet entre 1859 et 1860, et explore l’attachement durable du poète à ce lieu formateur. À travers son poème Les pins de Nicolet, dédié à Mademoiselle M.C., Fréchette immortalise une pinède aujourd’hui disparue, emportée par un glissement de terrain en 1955.
📚 Une jeunesse entre discipline et inspiration
- Fréchette, né à Lévis en 1839, fréquente plusieurs établissements avant de s’établir à Nicolet
- Il y développe une amitié marquante avec Thomas Caron, futur supérieur du collège
- Bien qu’il n’ait pas terminé son cours classique, il considère Nicolet comme son alma mater
🎶 Une pinède devenue légende
- Le poème évoque une forêt majestueuse, lieu de rêverie et de résonance intime
- Au dix-huitième vers, le narrateur entend Ever of Thee!, chanson populaire américaine de 1858
- Ce détail révèle une culture musicale partagée, même avant l’ère du phonographe
🕊️ Une mémoire effacée par le temps
- Le parc des Pins, chanté par Fréchette, a été englouti en 1955, laissant un cratère de 200 mètres de long
- Le poème devient ainsi archive vivante, témoin d’un paysage disparu mais gravé dans la littérature québécoise
Ce témoignage illustre une mémoire poétique enracinée dans le territoire, où la nature devient confidente, et où la disparition physique d’un lieu renforce sa présence dans l’imaginaire collectif.
https://leflneur.blogspot.com/2012/03/les-pins-de-nicolet.html
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