Une campagne mondiale contre Rio Tinto

Témoignage : Une campagne mondiale contre Rio Tinto – solidarité transnationale pour Alma (janvier 2012)

Une voix collective : Ce que les Métallos cherchent à faire

Ce n’est pas simplement une campagne syndicale. Ce que les Métallos lancent aujourd’hui, c’est un appel à la solidarité mondiale. Ils veulent que chaque travailleur et travailleuse de Rio Tinto, peu importe où il ou elle se trouve sur la planète, sache ce qui se passe à Alma. Et surtout, qu’il ou elle se sente concerné·e.

Depuis le lock-out du 31 décembre, 780 personnes sont mises à l’écart. Pas pour avoir mal travaillé. Pas pour avoir enfreint une règle. Mais parce qu’elles ont osé défendre des conditions de travail décentes. Parce qu’elles ont refusé de voir leurs emplois transformés en contrats précaires, sous-traités à bas coût.

Les Métallos ne demandent pas la charité. Ils demandent la force du nombre. Ils savent que Rio Tinto est une multinationale qui pense en termes de marchés, de rendement, de silence. Alors ils répondent par une mobilisation sans frontières. Ils veulent que les travailleurs de Rio Tinto en Australie, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni, au Chili, en Chine, en Mongolie, en Islande, en France, en Espagne, en Allemagne, en Norvège, en Corée, en Russie, en Ukraine, en Turquie, en Arabie Saoudite, en Inde, en Indonésie, au Japon, aux États-Unis, et ailleurs… sachent que ce qui se joue à Alma les concerne aussi.

Parce que ce qui est en jeu ici, ce n’est pas juste un contrat. C’est un précédent. Si Rio Tinto réussit à imposer ses conditions à Alma, elle le fera ailleurs. Et si les travailleurs d’Alma tiennent bon, alors c’est toute une logique de résistance qui peut renaître.

Ce que les Métallos cherchent à faire, c’est simple : transformer une lutte locale en mouvement global. Et dans un monde où le capital circule librement, il est temps que la solidarité fasse de même.

📣 Une mobilisation sans frontières

  • Le syndicat appelle les salariés de Rio Tinto à l’échelle mondiale à appuyer la cause d’Alma
  • L’objectif est de faire pression sur la multinationale en démontrant que les travailleurs sont unis, au-delà des frontières

🧭 Une stratégie de visibilité

  • Cette campagne vise à rompre l’isolement médiatique du conflit et à internationaliser les revendications
  • Elle s’inscrit dans une logique de syndicalisme globalisé, où les luttes locales deviennent emblèmes universels

✊ Une lutte emblématique

  • Le lock-out d’Alma est perçu comme symptomatique d’une volonté patronale de sous-traitance et de précarisation
  • En mobilisant à l’échelle mondiale, les Métallos cherchent à renforcer le rapport de force et à défendre les acquis sociaux

Ce témoignage illustre une solidarité ouvrière transnationale, où la cause d’Alma devient celle de tous, et où la mondialisation du capital appelle une mondialisation des résistances.

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Le gouvernement libéral doit clarifier l’entente de continuité

Témoignage : Le gouvernement libéral doit clarifier l’entente de continuité – silence ministériel et appel à la transparence (janvier 2012)

Publié le 11 janvier 2012 sur le site d’Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean, ce billet appelle le gouvernement libéral du Québec à clarifier l’entente de continuité signée avec Alcan en décembre 2006. Dans le contexte du lock-out chez Rio Tinto Alcan à Alma, cette entente devient un document clé pour comprendre les engagements de l’État envers la région.

📄 Une entente à éclaircir

  • La convention de continuité, signée le 13 décembre 2006, est rendue publique pour consultation
  • Elle concerne les obligations d’Alcan envers le Québec, notamment en matière d’emplois, d’investissements et de retombées régionales

🧱 Un silence gouvernemental préoccupant

  • Le ministre Clément Gignac est critiqué pour son absence de réponse, malgré l’importance du dossier
  • Le billet souligne que la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean mérite des explications claires sur les engagements passés

🧭 Une question de responsabilité démocratique

  • Alexandre Cloutier insiste sur le devoir de transparence du gouvernement, surtout en période de conflit social
  • Il rappelle que les élus doivent rendre des comptes, et que les ententes économiques ne peuvent rester opaques

Ce témoignage illustre une demande politique légitime, où la mémoire contractuelle devient un outil de mobilisation citoyenne, et où la transparence gouvernementale est posée comme condition de confiance démocratique.

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