À Alma, la question de la protection du territoire prend une dimension particulière. Ici, le Lac Saint Jean n’est pas seulement un paysage. C’est une source de vie, un repère culturel, un lien entre les communautés et un élément essentiel de notre avenir collectif. Les habitants d’Alma savent que la santé du Vivant, la qualité de l’eau et la préservation des milieux naturels sont au cœur de ce qui nous permet de vivre, de travailler et de transmettre un territoire en équilibre aux générations qui suivent.
Dans plusieurs régions du Québec, des projets industriels avancent rapidement. Les citoyens se retrouvent parfois devant des décisions prises sans consultation complète ou sans information claire. C’est une réalité que plusieurs personnes ont dénoncée, dont Stéphanie Dulac dans son texte, lorsqu’elle décrit des rencontres publiques où les inquiétudes étaient minimisées et où la rapidité du développement semblait plus importante que la prudence. Cette dynamique existe aussi dans le Saguenay–Lac Saint Jean, où les projets liés aux ressources naturelles peuvent avoir des impacts majeurs sur les sols, les cours d’eau et la santé des communautés.
À Alma, la proximité du lac rend ces enjeux encore plus sensibles. La qualité de l’eau, la protection des rives, la préservation des habitats fauniques et la gestion des activités industrielles sont des éléments qui influencent directement la vie quotidienne. Les citoyens comprennent que le territoire n’est pas une ressource infinie. Une fois qu’un milieu naturel est dégradé, il ne revient pas à son état initial. La vigilance est donc essentielle.
Le Vivant comme fondation de notre avenir
Le message central qui ressort du texte de Dulac est simple. Le Vivant doit redevenir la base de nos décisions. Les arbres, les plantes, les sols, les animaux et les cours d’eau forment un ensemble qui ne peut pas être remplacé une fois détruit. Cette réalité est particulièrement visible à Alma, où le lac et les forêts environnantes jouent un rôle vital dans l’équilibre écologique et social.
Protéger le Vivant ne signifie pas refuser le développement. Cela signifie choisir un développement qui respecte les limites naturelles, qui inclut les Premiers Peuples dans les décisions et qui reconnaît que le territoire est un héritage partagé. Les communautés innues du Nitassinan rappellent depuis longtemps que la relation avec la Terre doit être fondée sur le respect et la responsabilité.
La solidarité régionale comme force collective
Alma est une ville où la solidarité locale est forte. Les gens se connaissent, s’entraident et se mobilisent lorsque des enjeux touchent le territoire. Cette force communautaire est essentielle pour faire face aux défis environnementaux. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact direct sur la qualité de vie des familles, des travailleurs et des jeunes qui grandissent ici.
Cette réflexion rejoint aussi ce qui se vit à La Tuque, où les communautés se mobilisent pour protéger leur territoire. Pour lire l’article complet publié à LaTuqueQC.com, voici le lien : https://latuqueqc.com/la-tuque-qc-proteger-notre-territoire-cest-choisir-lavenir
Protéger Alma, c’est protéger notre identité régionale. C’est préserver un territoire qui nous nourrit, nous rassemble et nous définit. C’est choisir un avenir où le Vivant reste au centre de nos choix.
Se mobiliser pour ce qui nous porte
Le message de Dulac se termine sur un appel à se lever pour protéger la Terre et le Vivant. À Alma, cet appel résonne avec force. Nous avons la responsabilité de défendre ce qui nous permet de vivre ici. Nous avons aussi le pouvoir de dire non à ce qui menace notre territoire et oui à ce qui le respecte.
Protéger Alma, c’est protéger notre avenir. C’est choisir la vie. C’est choisir le Vivant.
Lien vers l’article de Stéphanie Dulac
Pour lire le texte qui a inspiré cette réflexion : https://stefdulac.substack.com/p/la-protection-du-vivant-cest-maintenant